Le Dahlia Noir. J. Ellroy

Le quatuor de Los Angeles - Le quatuor de Los Angeles, Tome 1

Si vous avez envie de vous glisser dans la peau d’un flic de Los Angeles obsédé par le meurtre d’une jeune femme, voici un roman qui pourrait vous combler. Publié en 1987, « Le Dahlia noir » est, aujourd’hui, devenu culte grâce à l’adaptation cinématographique de Brian De Palma. 15 Janvier 1947: le corps atrocement mutilé d’Elizabeth Short est retrouvé dans un terrain vague de Los Angeles. L’affaire secoue l’opinion publique et deux flics débutent une longue enquête à rebondissements. En réalité, James Ellroy télescope, ici, le meurtre non élucidé de la jeune starlette, surnommée « Le Dahlia noir » , et celui de sa propre mère assassinée mystérieusement en juin 1958. En trempant sa plume dans le chagrin, Ellroy nous présente une fiction incroyablement intense et bouleversante. Tout au long du roman, Bucky Bleichert, flic véreux et narrateur, évolue dans une Amérique d’après guerre, corrompue, raciste et violente. Pour cet homme malmené par la vie « Le Dahlia noir » devient une obsession, un fantasme. La noirceur de ce polar impressionne, heurte la sensibilité, mais ne laisse aucun lecteur indifférent. Bon moment de lecture.

Les insatiables. G. Lustiger

Les insatiables

Après l’arrestation d’un suspect, soupçonné d’être impliqué dans un meurtre jamais élucidé, un journaliste parisien mène l’enquête. A Paris, en 1984, une jeune prostituée a été mystérieusement assassinée. Cette fois, l’ADN du suspect correspond à celui trouvé sur la scène du crime. Heureusement pour la lectrice, l’histoire ne s’arrête pas là. Le journaliste, Marc Rappaport, est un homme complexe, issu d’un milieu bourgeois, petit fils d’un grand industriel. Intuitif, il enquête à sa manière à propos de la victime, Emilie Thevenin, et fait le lien avec un groupe industriel: « Nutrissor ». Grâce à sa détermination, Marc Rappaport va découvrir un drame sanitaire impliquant quelques « insatiables » parmi le patronat et le pouvoir politique. A travers ce roman d’investigation, basé sur des faits réels, Gila Lustiger dépeint les travers de la société française et de ses politiques.  L’auteure nous livre des éléments au compte-gouttes, ce qui, malheureusement, a pour effet de casser le rythme et d’atténuer le suspense. Dans ce roman, c’est bien le travail d’investigation qui fascine la lectrice. Bon moment de lecture.

L’enfant du lac. K. Morton

L'enfant du lac ebook by Kate MORTON

Dans une magnifique demeure située dans les Cornouailles, Théo Edevane disparaît mystérieusement. Nous sommes en 1933 et, malgré les recherches, l’enfant de onze mois est introuvable. Sa famille, désespérée, abandonne la maison du lac afin d’oublier cette tragédie. Septante ans plus tard, Sadie Sparrow, une jeune londonienne en vacances, découvre cette maison à l’abandon. Sous le charme, elle cherche à comprendre ce qu’il s’est passé. Petit à petit, Sadie décide de reprendre l’enquête concernant la disparition de Théo. Kate Morton n’a pas manqué d’imagination pour construire ce roman qui balance entre passé et présent. La lectrice est emportée dans un tourbillon de révélations, fausses pistes, mensonges et trahisons. Finalement, la lecture de ce polar s’apparente à la dégustation d’une meringue; il faut d’abord manger l’extérieur pour atteindre la meilleure partie. Bon moment de lecture.

Le livre des Baltimore. J. Dicker

Le Livre des Baltimore, de Joël Dicker

Après l’énorme succès de son roman « La vérité sur l’affaire Harry Quebert » , Joël Dicker publie un autre page-turner. La lectrice retrouve le personnage de Marcus Goldman, l’écrivain d’une famille américaine, entre New York et Montclair. Le thriller se construit autour d’un « drame » familial dont les éléments sont livrés, minutieusement, au fil des pages. Marcus retrouve son grand amour de jeunesse, Alexandra Neville, devenue chanteuse populaire. Suite à un malentendu, lié au fameux « drame » , il avait brusquement quitté Alexandra. Notre narrateur revient sur sa jeunesse, pour expliquer les faits, entouré de ses deux cousins adorés: Woody et Hillel. La fiction balance entre passé et présent. Marcus retrace sa fascination pour ses cousins issus d’une famille riche de Baltimore…Joël Dicker réussit, à nouveau, à nous embarquer dans une fiction palpitante malgré certaines longueurs et clichés. La fiction sonne juste mais manque parfois de profondeur.  Une saga familiale sur la fragilité du destin, la finance, le succès, la jalousie, la fraternité, l’amour…« Les livres sont plus forts que la vie ». Bon moment de lecture.

Temps Glaciaires. F. Vargas

Temps glaciaires par Vargas

Les bons romans policiers sont rares. La révolution française en toile de fond, ce thriller démarre par quelques meurtres déguisés en suicide. Alors, le commissaire Adamsberg, son adjoint Danglard et la lieutenante Retancourt débutent leur enquête sur des scènes de crimes qui ont en commun un signe énigmatique en forme de H. Fred Vargas nous immerge dans son univers singulier pour nous parler d’histoire de France. Au début, son style amuse et dynamise la lecture pleine de rebondissements. Même si l’intrigue semble bien ficelée, le détour par l’Islande est beaucoup trop long et le rythme s’essouffle au cours de la lecture.

Le Chardonneret. D. Tartt

Il faut du temps et de la patience pour lire les mille cent pages du dernier roman de Donna Tartt en version Pocket. Pour commencer, il est impossible de ne pas tomber sous le charme du tableau de Carel Fabritius (1654) représentant un chardonneret captif. La lectrice rentre dans le roman avec facilité et enthousiasme car Donna Tartt maîtrise son sujet et chasse la moindre trace de lassitude. Théo Decker est le jeune héros New-Yorkais de cette fiction et notre narrateur par la même occasion. A l’âge de treize ans, Théo est victime d’un attentat au Metropolitan Museum et perd sa mère dans la catastrophe. Avant de quitter les lieux du drame, il s’empare du tableau représentant « le chardonneret ». La suite des évènements ressemble à une descente aux enfers pour cet adolescent abandonné par son père. De New-York à Amsterdam en passant par Las Vegas, la lectrice se laisse entraîner dans ce thriller captivant. Donna Tartt nous parle d’une Amérique à deux faces: celle des privilégiés adeptes du raffinement et l’autre qui montre une Amérique inculte, dominée par l’argent, la violence et la drogue. Donna Tartt est une miniaturiste qui soigne le détail comme de la dentelle de Delft; parfois à l’excès. Il faut attendre la fin du roman pour découvrir l’analyse passionnante du tableau et les ultimes confidences de Théo, à l’âge de vingt sept ans. Prix Pulitzer 2014.

Le dragon du Trocadéro. C. Izner

Le Dragon du Trocadéro

Sous le pseudonyme de Claude Izner, se cachent deux soeurs qui publient, ici, leur douzième roman policier. La lectrice retrouve Victor Legris pour une nouvelle enquête dont la toile de fond est l’Exposition Universelle de 1900, à Paris. Un homme est abattu d’une flèche en plein coeur, juste après avoir reçu une mystérieuse lettre. Un peu plus tard, plusieurs clients d’un hôtel parisien meurent dans des circonstances étranges. Entre alors en scène: Victor Legris…Ce roman est, avant tout, une reconstitution historique passionnante; son atout majeur. Petit bémol, la lectrice se perd parfois dans une nuée de détails techniques. Cependant, le suspense est particulièrement bien construit et nous mène au bout d’une enquête rocambolesque dont le rythme est palpitant. Grâce à l’énorme travail de recherche, Claude Izner reconstitue une atmosphère particulière qui nous replonge dans un Paris de la Belle Epoque, du côté du Trocadéro. Bon moment de lecture.

Deux veuves pour un testament. D. Leon

Deux veuves pour un testament

Lors d’un merveilleux voyage à Venise, un vénitien m’a parlé des romans de Donna Leon. J’ai, donc, lu la 20ème enquête du commissaire Brunetti qui vient de paraître. Ce policier était annoncé « tortueux comme les ruelles de Venise » ce que je confirme. En effet, l’auteure américaine, vénitienne d’adoption, nous livre une fiction, bien rôdée, sans effusion de sang (ou très peu) dont la chute me laisse perplexe. En résumé, une dame âgée est retrouvée morte, dans son appartement de Venise, victime d’une crise cardiaque. Pourtant, son corps porte des traces de violence ce qui éveille des soupçons. Ne se fiant qu’à son instinct, le commissaire Brunetti se lance dans une longue enquête sans véritable rebondissement. D’après moi, le véritable intérêt de ce policier se situe en toîle de fond puisque Donna Leon dénonce les travers de la société vénitienne et ses subtilités. Cette intrigue, agréable à lire, est l’occasion d’arpenter les rues de la cité des Doges et de vivre dans ce microcosme, le temps de la lecture.

La vengeance de Baudelaire. B. Van Laerhoven

Bob Van Laerhoven est un auteur belge très inspiré. Nous voici dans le Paris des années 1870, en pleine guerre avec la Prusse. Le commissaire Lefèvre et l’inspecteur Bouveroux vont, dans ce terrible contexte, enquêter sur une série de meurtres tous porteurs d’indices liés à Baudelaire. Le grand mérite de l’auteur est sa capacité à dépeindre cette époque, si particulière, avec un soucis du détail témoin d’un long travail de documentation. L’atmosphère du roman est, presque, palpable malgré son côté obscur. Orgies, spiritisme, voyeurisme, subterfuges, prostitution, drogues et incarnation du mal bousculent la lectrice tout au long de la lecture. Un certain mystère et quelques personnages tragiques finissent par convaincre. Bon rythme, vrai suspense. La famille et ses secrets réservent bien des surprises. Bon moment de lecture. Prix Hercule Poirot.

Le Cercle. B. Minier

Un polar français épais, doté d’un vrai suspense. Une histoire riche, compliquée, glauque, où nombre de personnages s’entrecroisent. Juin 2010, Martin Servaz (policier) reçoit un e-mail énigmatique pendant que Claire Diemar est sauvagement assassinée à Marsac. L’enquête va alors débuter, pleine de rebondissements, prenante. Bernard Minier présente ses chapitres tels des scénarios (scénarii) en mettant en scène ses personnages dans un style caractéristique du polar. On peut d’ailleurs se demander si un polar, comme celui -ci, doit obligatoirement être écrit dans un style cru, familier et grossier? L’abondance des thèmes impressionne et implique certaines longueurs dans le texte: désir, amour, dépression, mensonge, trahison, littérature, homosexualité, viol, drogue, musique, politique, maladie, accident etc… La lectrice va, peu à peu, s’approcher du « Cercle » grâce à une quantité d’indices et d’éléments distillés par l’auteur. Lorsque Martin Servaz renoue avec son ex, qui n’est autre que la mère du principal suspect, l’affaire se complique. Moment de lecture mouvementé. Sélection Grand Prix des Lectrices du « Elle » 2013.

Blanche-Neige doit mourir. N. Neuhaus

Ce polar, traduit de l’allemand, est riche comme un bavarois. Dans le village d’Altenhain, en novembre 2008, Pia Kirchoff et Oliver Bodenstein mènent l’enquête après une tentative de meurtre sur une femme. A partir de ce fait, une avalanche d’évènements va se produire en cascade, formant une intrigue particulièrement riche en rebondissements. Nele Neuhaus nous entraîne dans une histoire très mouvementée qui trouve son origine dans les meurtres de deux jeunes filles du village en 1997.Tobias Sartorius a été accusé de ces meurtres et a purgé sa peine de prison avant de revenir au village et provoquer la colère de certains habitants. Suspense assuré dans ce polar de 400 pages où l’auteur décrit consciencieusement l’atmosphère étouffante de ce bourg maudit. Si ce polar a remporté un vrai succès outre-Rhin c’est certainement grâce à son caractère identitaire. L’auteure nous parle de l’Allemagne d’aujourd’hui et, en toile de fond, de ses problèmes de société. Les thèmes abordés sont nombreux mais retenons ceux du crime, de la dérive du couple, du mensonge, de la responsabilité, de l’autisme et du désir. Beaucoup de personnages y sont méticuleusement décrits. Certains comme Bodenstein, Pia, Amélie ou Thiers sont attachants tandis que d’autres sont énigmatiques voir versatiles comme Nadja, Claudius Terlinden ou Daniela Lauerbach. Tous les ingrédients d’un bon policier sont rassemblés. Cependant, la lectrice déplore un enchaînement d’évènements trop important rendant la lecture presque indigeste malgré une maîtrise certaine du style. Bon moment de lecture trépidante. Sélection Grand Prix des Lectrices du « Elle » 2013.

Plaintes. I. Rankin

L’action se passe en Ecosse, dans la région d’Edimbourg, en février 2009. Ian Rankin nous entraîne dans une affaire interne de police en prenant son temps pour déballer tous les éléments de l’enquête. Un polar soft avec une petite dose d’action et une bonne dose de violence et d’espionnage. Une affaire de ripoux dont Malcom Fox, enquêteur au Service des Affaires et Plaintes internes, est le principal personnage et le nouvel héros de Rankin. Lorsque le corps, sans vie, de son beau-frère est retrouvé sur un chantier, les mondes personnel et professionnel de Fox vont s’entrechoquer. La ville est très présente tout au long du polar. L’auteur fait un travail de topographe et se sert d’immeubles et de lieux comme repères. En toile de fond, Ian Rankin aborde, ici, les thèmes de crises économique et immobilière mais aussi de violence conjugale et d’alcoolisme. Les femmes ne sont pas très présentes dans ce monde d’hommes et sont présentées comme des personnages qui subissent. Beaucoup de dialogues dans ce policier à suspense de 475 pages. Bonne traduction. Sélection Grand Prix des Lectrices du « Elle » 2013.

Les Apparences.G. Flynn

les apparences

La société américaine est composée de diverses catégories de personnes dont énormément de puritains. Gillian Flynn ne fait absolument pas partie de cette catégorie. Son style est pour le moins brut et salace. Au début de la lecture, ce policier a pourtant toutes les « apparences » d’un bon thriller. En effet, Gillian Flynn joue avec nos nerfs et jongle avec un vrai suspense, il faut le reconnaître. L’idée de départ est bonne et certains chapitres captivent vraiment. Cependant, l’intrigue est beaucoup trop machiavélique et l’histoire définitivement abracadabrantesque. Trop de longueurs dans ce policier, à deux voix, qui ne supporte pas la traduction. L’auteure nous parle avant tout du mensonge et de la désintégration du couple. La fin est à la hauteur du livre: peu convaincante. Grand Prix des Lectrices du « Elle » 2013.

Tais-toi et meurs. A. Mabanckou

MABANCKOU-2012

Alain Mabanckou nous plonge dans un polar écrit avec une maîtrise incroyable. Son univers d’immigré congolais naïf, installé à Paris avec de faux papiers, n’appartient qu’à lui. La lectrice se laisse balader dans cette intrigue géniale où il est question d’identité, d’origine, de croyances, de dimension culturelle, de sexe et de combines. Julien Makambo est le narrateur de cette histoire qu’il écrit depuis sa prison de Fresnes. Beaucoup de personnages caricaturaux y évoluent pour notre plus grand plaisir de lectrice: Prosper le Nordiste, Désiré le musicien, Bonaventure le premier agent immobilier parisien noir, Willy le mécanicien, Pedro le fausseur et mentor etc… Ce n’est pas le suspense qui nous tient mais bien le style de l’auteur que nous connaissons déjà. Alain Mabanckou écrit de manière percutante, sans rien masquer. Il n’est pas dupe de notre société et la dépeint, encore une fois, avec humour, cynisme et un réalisme déconcertant. Lui seul raconte le Paris « africain » avec autant d’exotisme. Très bon moment de lecture.

Des ombres dans la rue. S. Hill

couverture

Un roman policier épais qui laisse perplexe. Bonne traduction, ce qui n’est pas négligeable, mais le livre comprend trop de digressions. Nous suivons l’enquête de Simon Serailler dans la ville de Lafferton en Grande Bretagne. Entre les prostituées étranglées et d’autres femmes disparues, des pistes menant à des impasses et une ville qui vit dans la peur, la lectrice se sent parfois découragée. Le suspens tient pourtant en haleine et c’est là le vrai talent de Susan Hill. Cependant, elle donne une vision bourgeoise de la société anglaise avec d’une part les pauvres prostituées (le mal) et d’un autre côté les notables (le bien). Son style est direct, dramatique avec beaucoup de descriptions. Quant au titre « des ombres dans la rue » il fonctionne en anglais mais se retrouve dénué de son côté mystérieux en français. Sélection Prix des Lectrices du « Elle » 2013.

Au lieu-dit Noir-Etang…T.H.Cook

Voici un vrai polar. Août 1926, en Nouvelle-Angleterre dans la ville de Chatham. Henry Griswald, le narrateur, nous conte l’histoire de son adolescence, de sa vie étriquée à Chatham School, l’école dirigée par son père. Arrive un nouveau professeur, Mlle Channing, qui va tout bouleverser sur son passage. Il est question ici de passion secrète, d’adultère, de mensonges et de morts. Henry va découvrir la vie sous un autre angle, complice muet de ce professeur si désirable. Les faits sont lentement distillés parallèlement à la retranscription du procès; un procédé captivant. Mais ce qui séduit ici, c’est le climat que Thomas H. Cook installe en posant délicatement sur sa toîle des couleurs, des tons, des impressions et de multiples références. La description des paysages, notamment, révèle une indéniable intensité, une violence sournoise. La psychologie des personnages est particulièrement soignée. L’atmosphère de ce livre est finalement presque palpable et c’est ce qui le place en haut de la pile. Ecriture poétique; style noir, romantique et tourmenté. Excellent suspense. Sélection prix des lectrices du « Elle » 2013.

Paraphilia. S. Desforges

paraphilia_01.jpg

Il y a plusieurs sortes de policiers et celui-ci est à placer dans la catégorie « très dérangeant ». Le thème principal, comme l’indique le titre, est la paraphilie càd les comportements sexuels déviants. Oncle Tom souffre de pédophilie. Une chasse à l’homme est ouverte. Le coupable est-il le bon? Si vous êtes parent, comme moi, le livre est évidemment perturbant. Cependant, je remercie Gilles Paris de me l’avoir envoyé car voici un policier différent des autres. « Paraphilia » est le fruit d’un travail à quatre mains, un duo d’auteurs anglais. Ne trouvant pas d’éditeur en Angleterre, ils ont publié eux mêmes, en version électronique, ce policier. Après trois mois, cent cinquante milles exemplaires ont été vendus. C’est un vrai document qui retrace l’évolution de la pédophilie dans notre société et qui se base sur des faits réels. Lecture intense, vrai suspense.